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SNESUP-FSU

Enseignants du 2nd degré affectés dans le supérieur : services lourds, salaires en berne, difficultés d’exercice du métier

lundi 7 avril 2014, par Webmestre

Les Enseignants de statut 2nd Degré ont un rôle important dans l’enseignement supérieur, qui n’est pas reconnu comme tel : services lourds, salaires en berne, difficultés d’accès à la recherche et au corps des MCF, promotions et carrières ralenties comparées à celles des autres collègues du post-bac, etc.

Pour ces collègues, conditions de travail rime de plus en plus avec difficulté à exercer un métier qu’ils ont, pour la plupart, choisi par goût. Pris en tenaille entre d’une part, les nouveaux publics étudiants nécessitant une adaptation pour maintenir la qualité des diplômes et des connaissances transmises, et d’autre part, une administration qui a tendance à ne voir que par le seul taux de réussite (...), les collègues vivent mal cette situation.

Or, alors que cette adaptation pédagogique nécessite patience, innovation, effort et concertation entre collègues, les E2D ont un service lourd (384 h). Les enseignants sont les seuls salariés à n’avoir jamais bénéficié de la moindre RTT ! Pire, en 1993, le décret Lang d’annualisation des services a alourdi leurs volumes horaires lorsque la formation dure moins de 32 semaines, (...) et cette annualisation a aussi été le prétexte pour remettre en cause les jours fériés qui sont de plus en plus rattrapés et illégalement contournés !

Enfin, un alourdissement et une complexification du métier sont venus s’ajouter ces dernières années : semestrialisation, informatisation, suivi des étudiants, tâches diverses avec risques de glissements de fonctions [1].

Tous ces facteurs créent une situation inquiétante de stress au travail et de dévalorisation du métier. Pour le SNESUP, cela nécessite des services annuels réduits (250 heures pour les PRAG-PRCE, 125 heures pour les EC), une revalorisation salariale pour rattraper la perte de pouvoir d’achat (- 15 % sur le point d’indice brut depuis 2000), des mesures spécifiques de rattrapage de carrières pour tous, d’intégration des PRCE dans le corps des agrégés, de facilitation d’accès à la recherche et aux corps des MCF, etc.


[1i.e. tâches effectuées par les collègues et qui normalement relèvent d’autres corps de fonctionnaires.